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  • Auto-corrections

    Parfois, les journalistes eux-mêmes se laissent prendre au jeu des fausses rumeurs. Le contexte, les conditions de travail rendent l’erreur possible et le journaliste est avant tout un être humain. Il lui arrive donc de se tromper et la bonne pratique dans ce cas-là consiste tout d’abord à rétablir la vérité. C’est ce que fait ce journaliste de Médiapart en mars 2017 : « Il fallait bien que cela arrive un jour. C’est la boulette. La bourde. Le truc ballot. Ce 1er mars au matin, dans l’effervescence suscitée par l’absence de dernière minute du candidat François Fillon au Salon de l’agriculture et l’annonce d’une conférence de presse imprévue, j’ai commis l’erreur de balancer une information non recoupée et qui s’est révélée entièrement fausse sur Twitter. Le « réseau social de microblogage » permet des messages instantanés de 140 signes, et il m’en a fallu un peu moins pour diffuser ce tuyau percé : « Info Mediapart : Penelope Fillon est en garde à vue. Perquisition en cours. Source proche LR » . » Attitude digne d’un journaliste qui, s’il se reconnaît le droit à l’erreur, ne se reconnaît pas celle de ne pas apprendre de ses erreurs. Et de ne pas les montrer en exemple. « Une information doit toujours être vérifiée et recoupée avant d’être éventuellement diffusée » poursuit-il. « J’en conclus que l’on continue à apprendre tous les jours, même après 31 ans de métier sur des sujets sensibles, et qu’il faut se méfier des emballements collectifs. » Plus légère sans doute est la portée de cette erreur du JDD qui, reprenant une fausse information d’un site satirique, annonce dans sa rubrique people les liens amoureux unissant l’actrice Pamela Anderson à un footballeur stéphanois. Le journal démentira ensuite en s’excusant auprès des intéressés.