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  • Balade milanaise

    J'ai une confession à vous faire. Les élections approchent, et pour la première fois de mon existence, je ne sais pas pour qui je vais voter. Et ce qui est tragique, c'est que je suis loin d'être le seul à ne pouvoir faire un choix. Dernièrement, je suis par exemple allé à un incentive à Milan où j'ai abordé cette question avec d'autres personnes. Et j'ai été frappé de voir que pas mal de gens partageaient le même point de vue : ils reconnaissaient toute la gravité du prochain vote, mais étaient encore indécis. Dans les faits, aucun challenger ne leur semblait être une bonne solution. Le manque de choix n'est pourtant pas à la source du problème. Les candidats nous soumettent au contraire des orientations pour le moins divergentes. Entre l'austérité totale de Fillon et le programme en creux de Macron, tout semble à première vue aller pour le mieux. Mais ce serait nier une réalité : aucun des candidats principaux n'a l'air d'avoir de solutions réelles ; aucun ne répond aux attentes. Fillon, le parfait exemple du politicien véreux et moraliste ? Macron qui se prend pour un messie mais n'a aucune idée à lui ? Hamon, qui sort de l'argent de nulle part ? Marine, qui pense qu'abandonner l'euro est une bonne idée ? D'après moi, ces candidats fument la moquette : ils proposent des solutions surréalistes. Et chacun d'eux nous mènera au désastre, en fin de compte. Du coup, quelle est la solution à tout ça ? La réponse est qu'il n'y en a aucune : les candidats favoris sont tous de mauvais choix. Du coup, je crois que je vais m'intéresser aux petits candidats dont on entend pour l'instant très peu parler. Ils peinent à exister dans un paysage politique qui favorise largement les grands partis, mais qui sait ce qu'il en sera sous peu. D'une part, lorsque ces élections commenceront vraiment, l'égalité de temps de parole va remuer les choses : ces individus seront alors sous les projecteurs. Puis si suffisamment d'électeurs ne supportent plus tous ces gens qui se réclament anti-systèmes mais sont de purs animaux politiques, les candidats vraiment anti-système pourraient s'attirer de nombreux votes. Ces élections sont bien assez folles pour ça ! Quoi qu'il en soit, cet incentive était très agréable. Voilà le site de l'agence qui l'a préparé, si vous voulez jeter un oeil. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site sur cette expérience incentive à Milan qui est très bien fait sur ce sujet.

  • Accès à la santé l’exception des pharmacies d’officine

    Les règles démo-géographiques ont été introduites en 1941 puis confirmées à la Libération et amendées plusieurs fois pour remédier à de graves inégalités dans l’accès aux soins. Les ouvertures de nouvelles officines se situaient jusque là systématiquement dans les centres des agglomérations, laissant de larges zones sans approvisionnement correct en médicaments. Elles ont constitué un premier exemple en France de planification sanitaire. Certes, elles n’ont pas mis fin au suréquipement des centres urbains car elles ne remettaient pas en cause l’existence des officines déjà installées. En revanche, elles ont permis de canaliser les offres nouvelles vers les zones jusque là sous dotées. En conséquence, les pharmaciens d’officine sont aujourd’hui répartis sur le territoire de façon beaucoup plus homogènes que les autres professionnels de santé. Au niveau départemental, l’écart de densité des officines est de 1 à 2 là où pour les médecins libéraux il va de 1 à 3 et pour les laboratoires d’analyse médicale de 1 à 5. Mesurée au niveau local cette dispersion entre densités extrêmes serait encore plus accentuée. De plus, on n’observe pas chez les pharmaciens la concentration caractéristique des médecins et des laboratoires d’analyses dans les zones méridionales. Là où ont subsisté des officines très proches les unes des autres, le service pharmaceutique est dégradé car la taille réduite de la plupart ne leur permet pas d’entretenir un stock de médicaments large ni de proposer les services spécialisés complémentaires. Les conditions de travail y sont en outre plus difficiles du fait de l’effectif réduit et de l’amplitude horaire d’ouverture imposés par les réalités économiques. Comme pour d’autres équipements sanitaires, la qualité de fonctionnement voire la survie suppose une taille minimale. C’est le sens des mesures de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 destinées à rationaliser encore le maillage officinal. Dans les zones qui en en ont au moins une, le minimum de population passe de 2500 à 3500 habitants supplémentaires pour une ouverture. Dans les zones suréquipées, le regroupement est encouragé. Ces règles permettent à la population de disposer en tout point du territoire et en permanence d’un accès aux produits de santé dont elle a besoin.